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VOLEURS ET BISCUITS EMPOISONNES

 

Cameroun : les agresseurs utilisent des biscuits empoisonnés

l’hôpital central de Yaoundé
 

Il y a de cela 2 ans, cette forme d’agression, qui consiste à endormir sa victime grâce à un puissant somnifère déposé sur des biscuits, faisait des ravages sur l’axe Cotonou-Bamako-Dakar.

 

Voilà que cette pratique criminelle s’invite au Cameroun où dans les bus et autres taxis, des passagers se font dépouiller par le « voisin généreux », apprend-on du site cameroon-info.net.

 

La familiarité s’est vite installée dans le taxi emprunté par Bernard du fait de la conversation animée autour de l’actualité. Dans cette discussion enflammée, un des passagers propose des biscuits. Mis en confiance, Bernard cède à la proposition et prend deux biscuits qu’il mange sans aucun souci. Sauf qu’il ne se réveille que quatre heures plus tard, dans un coin reculé d’un quartier qu’il ne reconnaît pas d’emblée.

 

L’homme se rappelle qu’il a dû prendre encore davantage de temps pour retrouver ses esprits et comprendre qu’il était tombé dans les griffes de malfaiteurs. Il a été dépossédé de sa mallette avec tout son contenu : ses diplômes, son argent et d’autres pièces importantes. Arrivé à Yaoundé pour suivre un dossier au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative, il fait partie désormais des nombreuses victimes d’agresseurs aux « appâts drogués ».

 

En novembre 2012, l’hôpital central de Yaoundé reçoit aux services des urgences, un patient ayant perdu connaissance. Il y est conduit par des passants qui l’ont retrouvé dans une broussaille. Le patient, chauffeur de taxi, assure avoir embarqué des passagers qui lui ont fait consommer une boisson gazeuse. La suite ? Il ne se rappelle plus très bien. Il constate simplement qu’il a été dépossédé de son taxi. Récemment encore, le nommé Wola Kodoma débarquait dans une gare routière de Garoua dans un état comateux.

 

D’après les témoignages, il aurait été drogué à bord d’un car de transport en commun avant d’être dépouillé de toutes ses économies : une centaine de mille. Dans ce cas précis, les voleurs ont aussi utilisé des biscuits empoisonnés qu’ils ont proposés à leur victime.

 

Des nombreux témoignages recueillis, il ressort que les sandwichs, les yaourts constituent également des appâts. Le malfaiteur prend le soin d’y introduire une dose de drogue susceptible d’endormir un éléphant.

 

C’est comme ça que Joséphine a été piégée dans un bus de transport en commun. Elle se souvient qu’elle a rencontré un monsieur à la gare routière qui s’est montré très aimable, en lui épargnant la longue file devant les guichets. En attendant, le malfrat a eu le temps de tirer l’information essentielle de sa victime : « elle est venue toucher la pension trimestrielle de son vieux père, ancien haut fonctionnaire » ; apprend le site cameroon-info.net qui précise qu’au cours du voyage, un bout de pain est proposé par ce nouveau compagnon.

 

Puis, c’est le sommeil comateux. A destination, le bandit disparaît, abandonnant la victime à son sort.

 

Des agressions qui se multiplient et que la police confirme en révélant qu’elle est régulièrement saisie pour des cas similaires. Parfois, elle contraint la compagnie de transport à conduire les victimes à l’hôpital.

 

(article issu de Afrik.com)



27/05/2013
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